Dans un entretien pour CNRS Le Mag, Thierry Dauxois, président du Centre National de la Recherche Scientifique alerte sur la stagnation des moyens accordés à la recherche scientifique en part de la richesse nationale, et sur le recul de la France, passée du sixième au treizième rang dans les classements mondiaux depuis dix ans en termes de moyens budgétaires.
Dans le numéro d’octobre de CNRS Le Mag, Thierry Dauxois, président depuis juin 2026, accorde un » entretien exclusif » sur les orientations à impulser à l’organisme, dans un environnement où la seule certitude est la contrainte, celle de la concurrence, de la mondialisation, de l’importance capitale de la science.
Thierry Dauxois est physicien. Il était à la têt de CNRS Physique depuis 2021. Il rappelle que la science ne saurait qu’être internationale, sans frontières, politiques, idéologiques, culturelles. « Avec ses 80 laboratoires à l’étranger, ses 11 bureaux de représentation, ses sept centre de recherche internationaux, le CNRS dispose d’atouts formidables pour faire rayonner la France et faciliter le échanges entre les citoyens du monde entier. »
Pour Thierry Dauxois, « la véritable question n’est pas se savoir si l’on peut investir dans la recherche, mais si l’on peut se permettre de ne pas y investir. .. … investir dans la science est le choix le plus rationnel pour préparer l’avenir… Pourtant la part de la recherche dans le PIB français stagne à 2,3% du PIB depuis 30 ans, malgré l’objectif des 3% annoncé par la loi de programmation de la recherche en 2020, non suivie d’effets. Et pendant ce temps, d’autres pays ‘( Allemagne, Chine, Inde,etc.) accélèrent…. «
A une question rappelant que la recherche française est passée en dix ans de la sixième à la 13ème place mondiale, Thierry Dauxois répond en précisant que la dépendance technologique française sur le numérique, les matériaux critiquez, a déjà commencé.
