Dans » Où habiter » Guillaume Faburel retrace de manière concrète, très pédagogique, l’histoire des villages, villes, métropoles, mégapoles où se concentrent des milliards de Terriens .Il explique pourquoi ces dernières sont de moins en moins vivables et le potentiel des campagnes pour avoir de meilleures conditions de vie.
Guillaume Faburel, géographe, enseignant à l’Université Lyon 2, initiateur du mouvement pour une écologie postè- urbaine, annonce d’enblée la couleur. Il faut dégonfler mégapoles, mégapoles et métropoles. Les métropoles, grandes villes, mégapole et mégalopoles pose sont de plus en plus difficiles à vivre. Pollution, nuisances, bruit, absence d’autosuffisance énergétique, alimentaire, rythme de vie, absence de nature, conditions de vie générales : l’agglomération de plus en plus peuplées, imaginée comme la solution sont le problème dans un environnement malmené par le changement climatique.
Guillaume Faburel a su descendre de l’estrade, pour une fois de plus, expliquer haut et fort. » Où habiter ? » surprend, mais séduit et convainc par sa forme. Le livre de Guimauve Faburel, se prend en main, se feuillette et propose textes courts, titres chocs, , encadrés, infographies, dessins, qui multiplient les entrées, en attirant l’attention , en la soutenant, en marquant ce qu’il faut retenir Guillaume Faburel . » Où habiter? » bouscule pour laa forme et pour le fond, mais on peut le parcourir d’une manière linéaire, page après après.
Une histoire des villes
Guillaume Faburel part de très loin dans l’histoire des peuplements humains, des premiers regroupement villageois il y a cinq six millénaires. Il conduit pas à pas de manière vivante à la naissance des villes au Moyen Orient, en Chine, en Inde, puis en Europe. Il explique , en bon pédagogue, les villes du Moyen Age, avec l’articulation avec l’organisation sociale mais aussi les relations avec l’environnement.
Le dix-neuvième siècle donne une coup d’accélérateur brutal à l’exode rural, à l’urbanisation, qui grignote les terres, en même temps qu’elle attire prolétaire, industrie, émet fumées et autres polluants. Les phénomènes d’urbanisation, de péri-urbanisation ne cessent de se développer au vingtième et au vingt et unième siècle. Surgissent les Métropoles, 22 en France qui aspirent la visibilité internationale concentre la création de richesses et la création de riches . Puis ont surgi les Mégapoles et les Mégalopoles, qui accentue le phénomène sur le plan social, mais aussi sur le plan environnemental.
Les grandes villes , métropoles mégapoles ne peuvent produire ni leur énergie, ni l’alimentation de leurs habitants, ni les matériaux de leur croissance. Elles puisent dans leur environnement régional qu’elles épuisent . Les métropoles n’ont que quelques heures de suffisance énergétique, quelques jours de suffisance pour nourrir leurs habitants.
Revoir l’aménagement du territoire malmené s’impose, de toute urgence. Le mouvement a commencé à s’amplifier, avec la pandémie de COVID. IL est encore lent, inorganisé. Les villages, bourgs, petites villes, bio-régions, présentent bien des atouts: logements vacants à rénover, potentiel énergétique, ressources alimentaires cadre de vie saine, vie sociale animée, relations plus humaines.
Guillaume Faburel montre la voie. Il évoque le mode d’emploi qui permet d’avancer avec de très nombreux contacts. Innombrables en effet sont les associations , communes, expériences, syndicats locaux qui ont accumulé d’énormes compétences et expériences.
Michel Deprost redaction@enviscope.com
Où habiter ? Guillaume Faburel, 110 page, Editions Tana,14,90 euros.
