La pollution du fleuve Loire par des cyanobactéries dans les retenues des barrages de Grangent et de Villerest justifie de nouvelles restriction des pratiques de loisirs sur ces plans d’eau.
En cas de pollution des eaux des retenues des barrages de Grangent et Villerest par des toxines
de cyanobactéries, des arrêtés « cadre » définissent les conditions de déclenchement et le contenu de mesures de limitation ou d’interdiction d’usage concernant les embarcations et les activités nautiques présentant un fort risque sanitaire en cas d’ingestion, d’inhalation d’eau contaminée ou lors d’une immersion prolongée.
Des analyses sanitaires par l’Agence régionale de santé (ARS) mettent en évidence, sur le barrage de Villerest, le dépassement du seuil déclenchant l’alerte aux toxines de cyanobactéries en raison du risque pour la santé humaine.
François-Xavier BIEUVILLE, préfet de la Loire a pris pour la retenue d’eau de Villerest, un arrêté interdisant jusqu’au 5 septembre inclus toutes les activités de navigation de plaisance susceptibles d’entraîner une immersion dans l’eau.
Ces mesures s’appliquent pour le barrage de Villerest, sur une section du fleuve Loire délimitée
en amont par le viaduc de Chessieux reliant les communes de Saint-Georges de Baroille et Balbigny et en aval par le mur du barrage situé sur les communes de Villerest et de Commelle-Vernay.
Durant cette période, sur ces périmètres, seules les embarcations et activités suivantes demeurent autorisées :
• les barques ;
• les menues embarcations à rame ou à moteur ;
• les voiliers ;
• les barques à pédales (pédalos) lorsqu’elles ne sont pas équipées d’un dispositif favorisant l’accès à la baignade.
• les embarcations des services de sécurité (Police Nationale, Gendarmerie) et de secours, des services d’EDF, du syndicat mixte de la retenue du barrage de Villerest, de l’établissement public Loire, les embarcations de leurs mandataires et plus généralement toute embarcation nécessaire à l’entretien des ouvrages ou à l’exécution
de missions de contrôle ou de surveillance ;
• les bateaux à passagers ;
• les embarcations nécessaires à la formation à la conduite des bateaux de plaisance ;
• à l’exception du ski nautique, les embarcations nécessaires à la pratique d’une activité nautique proposée par un établissement d’activités physiques et sportives et encadrée par un moniteur breveté par la fédération française compétente pour l’activité concernée. Dans ce cas, les responsables et les éducateurs sportifs en charge de l’encadrement de ces activités nautiques vérifient que le niveau de pratique des usagers encadrés et le contexte local permettent de se prémunir de tout risque sanitaire lié à l’ingestion ou l’inhalation d’eau contaminée par les toxines de cyanobactéries. Les établissements d’activités physiques et sportives informés du risque sanitaire organisent alors sous leur seule responsabilité la navigation de ces embarcations et s’assurent de la bonne prise en compte des consignes sanitaires par leurs personnels et les usagers
accompagnés.
Les autres activités de navigation de plaisance ou sportives sont interdites. Sont notamment
visés par cette interdiction pour leur risque de contact et d’ingestion d’eaux contaminées par
les toxines de cyanobactéries :
• les skis nautiques ;
• les barques à pédales (pédalos) équipées d’un dispositif favorisant l’accès à la baignade.
• les jet-skis ;
• les planches à voile ;
• les paddles ;
• les flaot tubes ;
• les planches nautiques à moteur ;
• les engins de plage.
Des informations complémentaires sur la conduite à tenir en présence de cyanobactéries sont disponibles sur le site www.auvergne-rhone-alpes.ars.sante.fr
