Pour extraire la chaleur des réacteurs une centrale nucléaire prélève de l’eau dans un cours d’eau ou dans la mer. Après l’échauffement de l’eau dans les circuits primaire et secondaire, la chaleur en excès est récupérée par le circuit de refroidissement. Cette dernière chaleur est proportionnelle à l’énergie produite en fonction de la puissance appelée de fonctionnement du réacteur. Cette puissance pilotable, elle est commandée, en fonction notamment des besoins du réseau ou même de contraintes environnementales en particulier les limites imposées au rejet dans le fleuve de l’eau réchauffée par le refroidissement ( figure ci-dessus). Pour une centrale nucléaire en circuit ouvert, le débit d’eau prélevé (de l’ordre de 40 à 60 m3/s par réacteur) est entièrement restitué au milieu aquatique ( cours d’eau ou mer) ce qui conduit à un échauffement de quelques degrés du milieu naturel en aval de la centrale.
L’eau chauffée en excès peut aussi être rejetée après refroidissement presque total dans des tours aéroréfrigérantes (réacteur dit en circuit fermé, figure 2 ci-dessous ). La chaleur est évacuée quasi intégralement par le panache de vapeur sortant de la tour. Un appoint d’eau (de l’ordre de 2 m3/s par réacteur) prélevé dans le milieu naturel est nécessaire pour compenser cette vapeur et renouveler l’eau du circuit. Le débit d’eau prélevé dans le milieu naturel est moindre que pour une centrale en circuit ouvert. Mais elle n’est que pour partie restitué au cours d’eau. L’échauffement du cours d’eau est de l’ordre de quelques dixièmes de degrés en aval de la centrale.
Les conditions de ces rejets d’eau échauffée, dits rejets thermiques, sont encadrées par des décisions de l’ASNR propres à chaque centrale nucléaire.
