Il faut mettre à profit la canicule liée au changement climatique provoqué par les émissions humaines de gaz effet de serre pour prendre des mesures d’urgence, comme celles qui sont prises lors des pics de pollution ou lors d’intempéries exceptionnels
La canicule doit être mise à profit non seulement pour relancer le débat sur les réductions de vitesses, mais aussi sur la répression des excès de vitesse. Dans le secteur des transport premier émetteur de CO2, les véhicules légers sont les premiers émetteurs. La France à peine sortie de la deuxième canicule , entre dans la troisième canicule. Mais l’attention générale est attirée sur le court terme : incendie, sécheresse, chaleurs, climatisation etc.
Les pouvoirs publics aussi, au plus haut niveau restent concentrés sur le court terme , sur l’immédiat. Ils annoncent des achats massifs de climatiseurs, des aides pour l’achat de matériels de débroussaillage pour des propriétaires en forêts ou de bois qui seraient supposés ne pas avoir les moyens d’acquérir une débroussailleuse.
Aucune action urgente pour la réduction des émissions
Réduire les émissions de CO2 ? Vous n’y pensez pas. Demande à chacune et chacun de faire des gestes économes en énergie, permettant de réduire les émissions ? N’y pensez pas non plus. Les autoroutes des vacances seront de nouveau d’énormes émetteurs de carbone. On n’y aura pas changé les habitudes car on n’aura pas changé les habitudes de conduite.
Le moment est pourtant venu d’en appeler aussi à la responsabilité de chacun, d’expliquer que les émissions carbone, c’est un peu tout le monde, mais évidemment surtout les automobiles, pour tous les déplacements en particulier de loisirs.
Rappeler les vérités chimiques
Il faut rappeler qu’un litre d’essence qui pèse 780 grammes, produit par sa combustion 2, 3 kilos de CO2 en combinant carbone et oxygène de l’air. Un litre d’essence produit aussi un litre de vapeur d’eau. Il conviendrait de considérer le CO2 comme un gaz dangereux pour le climat, donc , indirectement pour la santé
Réduire la vitesse
Les limitations de vitesse devraient être d’abord imposées, sur les autoroutes, sur les routes nationales, départementales, mais aussi en ville ( périphériques, tunnels). Ces limitations relèvent des compétences locales. Il faut responsabiliser les collectivités et leurs élus.
La réduction des émissions carbone en abaissant la vitesse maximale sur les autoroutes de 130 à 110 kilomètres, par étapes d’une année, aurait de nombreux avantages : réduction de divers polluants, réduction des nuisances, réduction de l’usure des véhicules , réduction des accidents, du nombre des victimes, et cout social.
Lancer des expérimentations durables
Il faut lancer des limitations nationales de la vitesse pendant les périodes de canicules, pour modifier les comportements, avoir une pédagogie efficace, Les limitations devraient être de 110 km / sur autoroutes, de 100 sur 2×2 voies, de 90 sur les nationales de 80 sur les départementales.
Il convient de lancer des expérimentations sur plusieurs sections d’autoroute par exemple 2 expérimentations par réseau autoroutier sur des segments de 110 km. Il faudrait renforcer la répression des excès de vitesse, avec des contraventions renforcées , non seulement pour des raisons de sécurité mais aussi sanitaires Il faudrait encadrer toutes les publicités pour les voitures avec mention obligatoire des émissions de CO2
Michel Deprost redaction@enviscope.com
