La sureté nucléaire est globalement satisfaisante dans les sites qui en Auvergne Rhône-Alpes, utilisent ou détiennent des matériaux radioactifs. C’est le bilan global présenté par la Division Auvergne-Rhône-Alpes de l’Autorité de Sureté Nucléaire et de Radioprotection ( ASNR). L’autorité indépendante veille en particulier sur les conséquences du réchauffement climatique notamment sur les centrales nucléaires qui doivent émettre des rejets thermiques dans le Rhône. L’ARSN note aussi des besoins en compétences nucléaires dans le secteur de la santé, et rappelle la nécessité d’une radioprotection plus stricte dans plusieurs sites.

L’Autorité de Sûreté veille à la sûreté des installations et de leur organisation en période d’exploitation, quels que soient les évènements naturels, séismes, crues, sècheresse, canicule. Elle n’est pas chargée de la « sécurité » , c’est à dire d’agressions d’origine humaine ( malveillance, terrorisme, etc.) qui sont prises en charges par des services de l’Etat. L’ASNR veille cependant aux effets possibles de ces agressions sur la sûreté.
Olivier David, Délégué territorial Auvergne Rhône-Alpes et Paul Durliat, Chef de la Division de Lyon livré un bilan détaillé. En 2025, la division de Lyon a réalisé 369 inspections en Auvergne-Rhône-Alpes. Ce sont 131 inspections qui ont été réalisées dans les centrales nucléaires installées au fil du Rhône du Bugey, de Saint-Alban, de Cruas-Meysse et du Tricastin. Pour ces centrales l’ASNR étudie particulièrement l’impact du changement climaique non seulement sur les secteurs nucléaires, mais aussi sur des locaux où les conditions de travail et les équipements doivent permettre un fonctionnement sûr.
Ce sont 98 inspections qui ont été menées dans les usines de l’amont du cycle du combustible nucléaire, pour l’enrichissement ( Orano) et pour la fabrication du combustible ( Framatome). Des inspection ont été menées sur des installations de recherche et les sites en démantèlement,
Ce sont 107 inspections qui ont été conduites sur les sites nucléaire de proximité, sur des sites ou chantiers, mais surtout dans des établissements de soins ( radiothérapie, curiethérapie, médecine nucléaire) . Enfin 18 inspections on été menées dans le domaine du transport de substances radioactives (TSR) et 15 dans des organismes ou laboratoires agréés par l’ASNR.
27 inspections programmées ou inopinées
En charge de l’inspection du travail, l’ASNR a assuré 27 journées d’inspection dans les 4 centrales nucléaires de la région et sur le site en cours de démantèlement de Superphénix à Creys-Malville. Elle a dû rappeler parfois l’importance pour les personnels de bien porter les dosimètres qui permettent de connaitre les doses auxquelles ils ont été exposés, afin d’éviter même ce qui au début ne sont que des brûlures superficielles. De même dans les activités de radiothérapie, jusque dans de simples cabinets dentaires, les précautions sont de rigueur.
Malgré la formation, malgré les règles, les exercices, des incidents de produisent. Ils n’ont pas toujours une dimension nucléaire. Un début d’incendie, des chutes parfois d’une certaine hauteur peuvent avoir des conséquences lourdes pour les personnes ou pour les équipements.
En 2025, 27 événements significatifs classés au niveau 1 de l’échelle internationale des événements nucléaires et radiologiques (échelle INES) ont été déclarés, dont 24 dans les installations nucléaires de base (INB), deux dans le nucléaire de proximité et un dans le domaine du Transport des sources radioactives.
Par ailleurs, 3 évènements relatifs à des anomalies lors du traitement de patients par radiothérapie, ont été classés au niveau 2 de l’échelle ASN-SFRO.
