Interdiction du tabac : proposition de loi urgente pour éviter 68 000 décès par an

La tabac tue chaque année 68 000 personnes en France. Nicolas Thierry, député de la Gironde , demande l’inscription d’urgence à l’agenda de l’Assemblée nationale de sa proposition de loi   » pour créer une génération sans tabac. La proposition a reçu en moins de 48 heures les soutiens de la ministre de la Santé et de l’Assurance maladie.
         La ministre de la Santé, Stéphanie Rist, a affirmé son soutien à cette ambition, tandis que l’Assurance maladie a appelé à renforcer les politiques de lutte contre le tabagisme dans son dernier rapport où elle appelle à interdire la vente de tabac aux personnes nées après 2009.
         Cette ambition est largement partagée par les jeunes.
 Selon une enquête de Contre-Feu, 9 adolescents français sur 10 souhaitent vivre dans un monde sans tabac. Loin d’être une mesure imposée à la jeunesse, la création d’une génération sans tabac ,  répond selon le député à une aspiration très majoritaire des jeunes, qui souhaitent grandir dans un environnement davantage protégé des risques liés au tabagisme.
          Selon Santé publique France le tabac  a été en 2023 en France, responsable de plus de 68 000 décès prématurés, soit 11 % de la mortalité totale. Ces données, issues d’une méthodologie révisée et actualisée, confirment que le tabac demeure la première cause de mortalité évitable dans notre malgré une légère diminution par rapport à 2015. Pourtant, chaque année en France, près de 200 000 jeunes commencent à fumer.

           Déposée à l’Assemblée nationale, la proposition de loi de Nicolas Thierry prévoit notamment l’interdiction de vente de produits de tabac aux personnes nées après 2014.
          « En deux jours, la ministre de la Santé et l’Assurance maladie ont exprimé leur soutien à
l’objectif d’une génération sans tabac. Ce consensus des autorités sanitaires doit désormais
se traduire dans l’agenda parlementaire. Nous ne pouvons pas continuer à constater les
ravages du tabac sans donner au Parlement l’occasion d’examiner les solutions qui existent

», déclare Nicolas Thierry.

              Alors que la session parlementaire touche à sa fin, le député de Gironde appelle le
Gouvernement à inscrire cette proposition de loi à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale au
plus vite.

              «
Les conditions sont aujourd’hui réunies pour ouvrir ce débat. Face à un enjeu de santé
publique aussi majeur, il serait incompréhensible de repousser une nouvelle fois l’examen
de ce texte. Chaque mois perdu est un mois de plus pendant lequel des milliers de jeunes
entrent dans le tabagisme
», conclut Nicolas Thierry
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