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Société écologique post-urbaine: États généraux dans le Limousin du 1er au 3 octobre

Les premier États généraux de la société écologique post-urbaine, organisés notamment par la Fondation de l’écologie politique, se dérouleront les 2 et 3 octobre à Nedde, dans le Limousin.

©Post-urbain

Les États généraux de la société post-urbaine, initialement prévus pour la fin du mois de mai dernier, se tiendront finalement en Limousin, sur le plateau de Millevaches, les 1er, 2 et 3 octobre (www.post-urbain.org). Les États-généraux seront l’occasion de réunir les représentants de nombreuses associations et mouvements engagés dans une action écologique globale. Plusieurs associations, universitaires, viendront d’Auvergne-Rhône-Alpes, où les réflexions sont très avancées sur le dossier.

« Nous constatons aujourd’hui que la démesure des grandes villes est la cause première de l’épuisement des ressources naturelles, du dérèglement climatique, de l’effondrement de la biodiversité. Les grandes villes participent d’une part à l’industrialisation de l’agriculture, à l’accélération des rythmes de vie mais également à l’artificialisation des manières de vivre, à l’appauvrissement des liens sociaux et à la fabrique de désirs artificiels », rappelle la profession de foi des États généraux.

Remise en cause de la croissance urbaine

La démarche commune des organisations est la remise en cause de la croissance urbaine infinie, sans limite, posée comme une évidence, comme une réponse, comme une solution unique. Or, le constat que dressent ces organisations est tout à fait inverse.

« La grande ville tue la vie et pourtant, il semblerait que nous nous posions collectivement peu de questions sur le devenir de nos métropoles et plus largement de la métropolisation. La civilisation urbaine coule des jours heureux, grâce à la croissance économique et au système de production qui conditionnent pourtant nos rapports au vivant, nos projections dans l’avenir, nos représentations de notre réussite et de notre bonheur. »

La crise sanitaire comme démonstration

La pandémie a démontré clairement le rôle de la densité urbaine et des modes de vie urbains dans la transmission du virus : en Chine, bien sûr, mais dans le monde entier et en particulier en France. La densité urbaine est forte en moyenne, avec plusieurs milliers d’habitants au kilomètres carrés, mais le mode de vie concentre encore ces populations pour atteindre des densités de plusieurs dizaines de milliers de personnes au kilomètre carré : transports en commun (dans les moyens de transport eux-mêmes) aux heures de pointes, gares, centres commerciaux, centres d’affaires, campus, etc.

« La crise sanitaire de 2020 a particulièrement mis en lumière les aspects pernicieux et assujettissants du mode de vie métropolitain et a révélé des aspirations à d’autres formes de vie, excentrées des grands pôles urbains. Ces désirs s’inscrivent et amplifient un mouvement engagé depuis maintenant une trentaine d’années. » Lors de la pandémie, des débats ont été développés sur les besoins vitaux, sur la relocalisation d’activités, sur l’autonomie alimentaire, sur l’organisation du travail, donc les politiques d’aménagement du territoire. Or historiquement, l’aménagement du territoire a été orienté « vers toujours plus de concentration humaine, de dynamisme économique polarisé dans les grandes villes et de centralisation urbaine des pouvoirs. »

Pour les organisateurs des États-généraux, « il est devenu vital de réfléchir à une réorganisation spatiale du peuplement au profit de milieux et cadres de vie à taille humaine et écologique : espaces ruraux, petits bourgs et hameaux, petites villes et villes moyennes. Ces espaces souvent plus ouverts, longtemps présentés comme en déclin, offrent des possibilités pour le ralentissement, le soin de la terre et la réhabilitation de certains savoir-faire dans des systèmes économiques mieux adaptés à un mode de vie meilleur et plus égalitaire. S’y développent, non sans quelques risques, des manières autres de vivre ensemble par la ré-interrogation de ses propres besoins au contact du vivant. »

Lire également sur Enviscope

Des Etats Généraux de la société post urbaine fin mai sur le plateau de Millevaches

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