Énergie

Catastrophe de Tchernobyl : les opposants au nucléaire sont mobilisés

Samedi 25 et dimanche 26 avril à l’occasion du 23ème “anniversaire” de la catastrophe de Tchernobyl plus de 200 initiatives vont avoir lieu en France et au delà lors de “Chernobyl day” Cette journée internationale de mobilisation contre le nucléaire, est coordonnée par le Réseau “Sortir du nucléaire”. Elle sera l’occasion d’un « hommage aux milliers de victimes du plus grave accident industriel de l’’histoire, ainsi qu’à toutes les victimes anonymes de l’’atome»


Les diverses organisations qui participent à cette journée reprochent aux autorités, en particulier à l’Organisation Mondiale de la Santé, d’avoir des liens avec le « lobby » nucléaire et d’avoir minimisé les conséquences de la catastrophe. C’est contre ce « déni » que des manifestants portant le même “MASQUE CONTRE LE DÉNI” resteront immobiles devant des sites nucléaires civils et militaires, des sièges d’’entreprises pro-nucléaires, des ministères, des préfectures, des mairies, etc.


Les associations mettent par exemple en cause l’indépendance l’ Organisation Mondiale de la Santé ( OMS, à Genève) à laquelle ils continuent de reprocher d’avoir signé en 1959, une convention avec l’Agence Internationale de l’Energie Atomique. Les opposants au nucléaire estiment que « l’Organisation Mondiale de la Santé s’est liée à une agence dont le but reconnu est la promotion commerciale de l’atome civil». Cette position est exprimée depuis de longues années.


Les opposants citent notamment le paragraphe de l’accord indiquant que « chaque fois que l’une des parties se propose d’entreprendre un programme ou une activité dans un domaine qui présente ou peut présenter un intérêt majeur pour l’autre partie, la première consulte la seconde en vue de régler la question d’un commun accord ». (article I §3). L’article III prévoit de « prendre certaines mesures restrictives pour sauvegarder le caractère confidentiel de certains documents ». Enfin , l’accord stipule que, « en vue d’assurer une coopération aussi complète que possible… l’OMS et l’AIEA s’engagent à éviter les doubles emplois inutiles dans le rassemblement, l’établissement et la publication des statistiques » (Art.7).


Retard reproché à l’OMS


Les opposants reprochent à l’OMS d’avoir mis 5 ans à venir sur les lieux de la catatrophe, de n’avoir pas publié les actes d’un colloque tenus en 1995, d’avoir modifié le bilan des victimes. Le bilan de la catastrophe a été estimé à 32 morts, 200 irradiés, 2000 cancers de la thyroïde chez les enfants dans un premier temps. Les chiffres ont effectivement été révisés à la hausse le 5 septembre 2005 (une cinquantaine de morts, 400 irradiés, 4000 cancers.


Les opposants citent euxle bilan que rapporte l’Ambassade d’Ukraine en France concernant ce seul pays : « 3,5 millions d’habitants dont 1,3 millions d’enfants ont été fortement irradiés en 1986. 2.646.106 citoyens sont considérés comme victimes, en janvier 2005. Parmi ceux qui vivent encore dans les régions contaminées par des retombées radioactives, 84.7% sont malades. En 2004, 94 % des liquidateurs étaient malades. Chaque année la proportion des malades augmente ».


L’association IndependentWHO demande la révision de cet accord entre l’OMS et l’AIEA. Depuis le 26 avril 2007, des « vigies » de l’association sont devant le siège de l’OMS à Genève, de 8 heures du matin à 18 heures, les jours ouvrables pour dénoncer cet accord OMS-AIEA et demander à l’OMS de recouvrer son indépendance.



Plus d’informations sur la tournée en France du Pr Bandajevsky : http://www.chernobyl-day.org/spip.php?rubrique31



Pour plus d’informations : www.independentwho.info




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