Environnement

Une métropole à géométrie bizarre

Le nouveau découpage géographique de la France se dessine. Dans la Région lyonnaise, il prend la forme d’un puzzle, ce jeu aux pièces complexes pour lequel le joueur doit réaliser l’assemblage aussi rapîdement que possible.

C’est bien face à un puzzle qu’on se trouve avec la nouvelle carte. C’est que que montre les propos de la présidente du Nouveau Rhône, une expression pleine de simplification, après la séance du Conseil général tenue symboliquement à l’aéroport de Lyon Saint Exupéry, géré par la Chambre de Commerce de Lyon.

Le Département, a choisi de se réunir à l’aéroport Lyon-Saint-Exupéry, pour  l’intérêt qu’il porte à ce territoire ” qui représente un enjeu indéniable pour le Nouveau Rhône.” Il faut dire que le Département futur est très majoritairement situé à l’Ouest de l’Axe Rhône-Saône, mais comme troué par l’enclave de la future Métropole…

L’Est lyonnais concentre ” les principales richesses économiques du Nouveau Rhône et offre un potentiel de développement démographique et économique soutenu.” Le Département a subventionné des collectivités de l’est, créé Rhônexpress, développé un véritable maillage du territoire en transport en commun. Il créera à Genas une nouvelle Maison du Rhône et un centre technique d’exploitation routière sur le territoire de la communauté de communes de l’Est Lyonnais. Le Nouveau Rhône veut tenir une place importante dans la structure qui assurera la gouvernance de ce territoire.

Pas un mot du Grand Lyon

Dans tout cela , pas un mot du Grand Lyon, de la Future métropole, ni même du pôle métropolitaine dont le Nouveau Rhône, comme le Vieux Rhône d’ailleurs, ne fait pas partie, et pour laquelle il n’est pas candidat.

Or, si on parle de foncier, de développement économique, de mobilité, d’infrastructures, il faut bien des politiques coordonnées entre Le Département et la Métropole.

L’état actuel des découpages-charcutages montre un travail inachevé qui prétend imaginer une agglomération du 21ème millénaire dans les limites à peine  touchées  la fin de 21ème. Les limites du Grand Lyon datent de 1969…

Il se confirme bien,  ce que j’ai écrit déjà ici, que la future métropole ne gèrera pas une bonne partie des impacts de son propre développement… Ces impacts, foncier, infrastructures de mobilité, déchets, eau, énergie, urbanisme, étalement urbain, mais aussi les impacts sociaux, seront gérés par un Nouveau Rhône privé de la richesse de l’enclave lyonnaise…

A revoir sans doute…

michel.deprost@enviscope.com

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