Savoie : coups durs pour l’emploi en Maurienne

14.10.2009 - 09:28
Claude COMETAvec l’annonce hier de la suppression de 179 emplois chez Rio Tinto, la Maurienne alourdit son passif. Pour la Maurienne, 2009 est une année noire

Le plan de sauvegarde de l’entreprise Rio Tinto Alcan qui avait racheté le site de Péchiney en 2005 sera présenté aujourd’hui aux salariés de l’entreprise de Saint Jean de Maurienne. 179 emplois devraient disparaître, essentiellement sur le site de Saint Jean de Maurienne, mais aussi à La Bathie en Savoie et à Voreppe en Isère.

Pour la Maurienne c’est un nouveau coup dur. Avec la fermeture de Soudalp à Saint-Étienne de Cuines en mars (30 emplois), la grosse réduction de voilure à Spirel et les 40 suppressions d'emploi à Gate France (Saint Rémy de Maurienne)… la situation s’aggrave pour la vallée, dont l’activité industrielle pâtit des effets de la crise.

Pour Rio Tinto, les suppressions d’emplois sont attribuées tout à la fois à la chute des cours de l’aluminium (40 % de chute) et à « l’erreur stratégique de la direction de Rio Tinto d’avoir engagé une dette de 38 milliards d’euros pour faire l’acquisition d’ Alcan en 2007

Ci-dessous, un communiqué de presse d’Hervé Gaymard, président du conseil général de la Savoie, après l’annonce du plan de sauvegarde de Rio Tinto

« Suite à la réunion du Comité Central d’Entreprise d’Alcan ARC qui s’est tenue aujourd’hui, les dirigeants de l’entreprise ont présenté un projet de plan de sauvegarde de la compétitivité de la Société et des conséquences sur l’emploi en France. Ce plan de restructuration pourrait conduire à une réduction d’environ 350 emplois sur les 7 sites français dont celui de Saint-Jean-de-Maurienne et de La Bâthie en Savoie.

Le Président du Conseil général regrette cette réorganisation qui devrait directement impacter l’emploi sur les sites industriels savoyards.

Hervé Gaymard prend acte du maintien des programmes de recherche et de développement visant le leadership en matière de technologie de production d’aluminium primaire, programmes incluant la plate-forme d’essais et de démonstration technologique de Saint-Jean-de-Maurienne.

Dans ce contexte, Hervé GAYMARD réaffirme la mobilisation du Conseil général pour que soit étudiées par le Groupe Rio Tinto Alcan toutes les mesures visant à réduire les conséquences économiques et sociales de ce plan pour le territoire savoyard.

L’avenir de l’usine de Saint-Jean-de-Maurienne passe par la disponibilité d’énergie à un coût attractif. Aussi, Hervé Gaymard, Michel Bouvard, Jean-Pierre Vial (NDLR : VP du conseil général) et Pierre-Marie Charvoz (NDLR : maire de Saint-Jean de Maurienne et conseiller général) sont dans ce contexte particulièrement attentifs, à l’issue des négociations en cours, sur le projet de consortium Exeltium et sur les renégociations des contrats actuels avec EDF. »

Retrouvez cet article dans les rubriques 
Emploi
Edito
Blocage du prix de l’essence: un très mauvais signal

Le départ d’un quinquennat est le moment des symboles. Le mandat qui commence n’échappe pas à la règle, mais il est plein d’incertitudes sur  le plan de l’environnement et de l’énergie  jamais sérieusement évoqués pendant une campagne où la candidate verte n'a pu faire avancer la prise de conscience environnementale.

Communiqués
Les Grands groupes doivent respecter leurs filiales, selon Jean-Michel GIRMA

GDF Suez n'a pas été retenu pour  l’appel d’offres  du parc éolien des Deux Côtes situé au large de la Somme et de la Seine Maritime. Jean-Michel Germa, a ancien dirigeant de la Compagnie du Vent, écarté par GDF Suez de la société rachetée par le groupe énergétiques, estime qu'en ne laissant pas son autonomie stratégique à la société, GDF Suez a commis une erreur.

Vidéos
Hervé Dessimoz, architecte du refuge du Goûter : "Trouver une réponse esthétique aux multiples défis techniques."