Auvergne Rhône-Alpes : la Fédération des Syndicats agricoles veut plus d’efficacité contre les loups

     Les éleveurs de la Fédération régionale des syndicats agricoles d’Auvergne Rhône-Alpes dénoncent l’augmentation des attaques de loups, non seulement contre des élevages ovins, mais aussi contre des bovins.

Le changement de statut de l’espèce loup de  » strictement protégée »  à  » protégée » , décidé par la Commission européenne ne satisfait pas les éleveurs adhérents de la Fédération régionale des Syndicats d’exploitants agricoles ( FRSEA) et les Jeunes Agriculteurs qui refusent que les Alpes deviennent un sanctuaire pour les loups où les populations de sont fortement développée depuis une trentaine d’années.

Guillaume Léger, président des Jeunes Agriculteur,  est éleveur de bovins de race tarine, en Haute Savoie, près d’Annecy. Il signale la persistance d’attaques de loup dans de nombreux secteurs de la Région Auvergne Rhône-Alpes. C’est le cas en Haute Savoie , à l’ouest du département, près du département de l’Ain, mais aussi dans le Beaufortain. C’est  le cas en Savoie dans le massif de Chartreuse,  dans la vallée de la Maurienne et aussi en Vanoise. En Vanoise, les tirs de loup sont interdits dans la zone centrale de parc national, qui devient ainsi un refuge pour les populations de loups. L’Isère n’est pas épargné, avec Chartreuse, le Vercors. Dans la Drôme, les zones de pâture très vastes en raison d’un couvert herbeux plus pauvre rendent difficile la recherche de moutons tués par le prédateur . Le loup n’épargne par l’Ardèche, certains secteurs de la Loire, aux confins avec le Département du Rhône où le loup a été signalés. Les départements d’Auvergne , comme le Cantal sont aussi le cadre d’attaques.  » Si,les moutons son trop protégés ou trop rares, le loup opportuniste, s’en prend aux vaches et aux veaux, voire aux caprins »  explique Guillaume Léger.

Mesures de protection insuffisantes

Guillaume Léger rappelle que les populations de loups ont largement dépassé le cadre des Alpes, pour coloniser depuis des années , ponctuellement d’autres régions. Face à ces menaces, les mesures de protection se révèlent insuffisantes bien souvent. «  Autant les bovins peuvent être réunis, rassemblés, pour être gardés par des patous, qui peuvent poser des problèmes,sautant les bovins qui pâturent de manière plus dispersés ne peuvent être protégés par des périmètres ou des chiens. »

Les mesures autorisées par l’Etat ne sont pas suffisantes. Elles ne permettent pas de réduire la pression, pour prévenir de telles situations. En cas de risques prégnant, les éleveurs souhaitent être considérés en état de légitime défense.  «  Il nous faut des lunettes de visée nocturne, il faut avoir le droit de se défendre directement en cas d’attaque. »  explique Guillaume Léger.

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