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Mercure: Arkema Jarrie prêt à de nouvelles mesures après un constat ponctuel de France Nature Environnement

Des mesures de présence du mercure dans l’air ont été réalisées près du site Arkema de Jarrie (Isère) entre le 5 août et le 24 septembre 2008 par Marc Sénant, de France Nature Environnement avec l’appui du Docteur Moeseler, consultant pour « MORE Analytics GmbH », expert de l’instrumentation analytique européenne.



« Le site d’Arkema à Jarrie présentait des pics de mercure très élevés (jusqu’à plus de 20 000 ng/m³ air sur des périodes de 10 secondes), accompagnés d’un bruit de fond important (supérieur à 300 ng/m³ air), bruit de fond qui a de nouveau été relevé lors d’une deuxième visite


malheureusement écourtée par l’arrivée des services de gendarmerie appelés par l’exploitant ». La mesure à 20 761 ng/m³ air correspond à 20 fois le seuil de risque défini par l’OMS (1 000 ng/m³ air) pour une exposition chronique et plus de 100 fois le seuil préconisé par l’ATSDR, l’agence d’enregistrement des substances toxiques et des intoxications américaine, de 200 ng/m³ air.



Les auteur des mesures prennent bien sûr des précautions pour rappeler les limites de leur constat. Les mesures ont été réalisées « en fonction de conditions climatiques particulières, et ne permettent pas une extrapolation sur le fonctionnement permanent du site. “Prises à un instant « T », elles ne peuvent donc pas être généralisées»



Résultats surprenant pour Arkema



Arkema s’étonne « des résultats de mesures ponctuelles anormalement élevées de mercure dans l’atmosphère réalisées par l’association France Nature Environnement (FNE) à proximité de son site de Jarrie (Isère), en contradiction avec ses propres mesures et celles de l’ASCOPARG» ACOPARG est une association agréée de surveillance de la qualité de l’air de l’agglomération grenobloise


La direction du site de Jarrie « s’interroge sur les conditions dans lesquelles cette mesure ponctuelle a été pratiquée. En effet, le résultat obtenu est en contradiction avec le suivi régulier de la teneur en mercure de l’atmosphère effectué par l’usine et avec les valeurs relevées par l’ASCOPARG, le réseau local de suivi de la qualité de l’air, au cours d’une campagne de mesures étalées sur 18 mois »



L’entreprise annonce que « dans un souci de totale transparence et avec la volonté de disposer d’éléments parfaitement objectifs fondés sur une approche rigoureuse et contradictoire, Arkema est favorable à la réalisation d’une campagne de prélèvements, dont les conditions seraient définies conjointement par l’ensemble des parties intéressées et qui serait conduite sous le contrôle de la DRIRE »



Une enquête européenne





Les mesures réalisées près d’Arkema sont donc à suivre. Pour France Nature Environnement, ces résultats même ponctuels, montrent que la vigilance face au mercure ne doit pas être relâchée.


France Nature Environnement a publié jeudi une étude sur l’application de la réglementation sur le mercure dans l’industrie du chlore et les résultats de ses relevés de mercure dans l’air ambiant à proximité des sites chloriers. L’étude a été réalisée avant le tenue à Nairobi du Conseil d’administration du Programme des Nations-Unies pour l’Environnement sur les dangers du mercure.



La campagne vise à voir comment l’action lancée par l’Europe 2005 est appliqué, à suivre les actions du Programme des Nations Unies pour l’Environnement pour venir en aide aux pays les plus pauvres où la pollution par le mercure sévit. La campagne est coordonnée en Europe par le Bureau Européen de l’Environnement, une ONG regroupant 145 association européenne (BEE) et au niveau mondial par le Zero Mercury Working Group, un réseau de 75 ONG à travers le monde.



Mercure interdit



Le mercure est interdit en France en 1998 pour les thermomètres médicaux. Il est toujours utilisé dans la production du chlore et pour les amalgames dentaires. Le mercure se trouve dans les cathodes utilisées pour l’électrolyse dans la production de chlore et de soude.


En France, de six sites utilisent des cathodes contenant du mercure : Solvay électrolyses à Tavaux (Jura), Albemarle-PPC à Thann (Haut-Rhin), Société des Produits Chimiques d’Harbonnières (Somme), Arkema à Lavéra (Bouches-du-Rhône, Arkema à Jarrie (Isère) et Produits Chimiques de Loos (Nord) Les mesures atmosphériques ont été réalisées à Jarrie dans l’Isère, à Lavera dans les Bouches du Rhône, à Harbonnières et à Tavaux.



Le rapport de France Nature Environnement dépplore un report de 10 ans sur un engagement initial à abandonner la technologie des cathodes au mercure en 2010. Les producteurs de chlore s’engagent à réduire leurs émissions progressivement d’ici à 2020. Arkema a effectivement pris des engagements précis de réduction de ses rejets jusqu’à l’arrêt définitif de l’exploitation de ce procédé qui interviendra au plus tard à l’échéance 2020.



Michel.deprost@enviscope.com



Le rapport complet « Les résultats français de la campagne sur les dangers de l’industrie du chlore » réalisé avec la FRAPNA, est disponible en ligne sur le site de France Nature Environnement, sous ce lien : http://www.fne.asso.fr/com/zeromercury_050209.pdf


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