Le premier exercice de la Force d’Action rapide Nucléaire a la centrale de Saint-Alban, avait pour thème l’interruption d’alimentation électrique. La défaillance d’alimentation électrique a contribué à aggraver la catastrophe de Fukushima.
Une centrale nucléaire produit de l’électricité. Mais si le réacteur doit être arrêté ou s’arrête, par suite d’un dysfonctionnement, il est nécessaire d’avoir des sources d’électricité, pour continuer à faire marcher les pompes qui font circuler l’eau du circuit primaire et celle du circuit secondaire, afin d’évacuer la chaleur du coeur du réacteur.
En cas d’arrêt du réacteur, des sources de secours existent dans toutes les centrales: batteries, groupes électrogènes redondant.
Tout peut fonctionner si ces équipements eux-mêmes ne sont pas touchés par le sinistre. Or, à Fukushima, le raz de marée contre lequel la digue de protection s’est révélée trop basse, a aussi mis hors service les installations de secours. La chaleur non évacué du réacteur a fait monter ce dernier en température, ce qui a entrainé son explosion et des émissions radioactives.
EDF a donc décidé de mettre en place des moyens de secours extérieurs aux sites, en particulier des moyens de secours énergétiques.