Auvergne-Rhône-Alpes

La Région impose le bois pour la construction de ses lycées

A l’occasion d’une visite le 8 novembre au lycée Claude-Bernard de Villefranche-sur-Saône, Béatrice Berthoux, Vice-présidente de la Région Auvergne-Rhône-Alpes a présenté la politique régionale en faveur de la filière bois et de son utilisation dans le cadre de la construction et de la réhabilitation de ses lycées.

Béatrice Berthoux, Vice-présidente de la Région Auvergne-Rhône-Alpes déléguée aux Lycées, aux côtés des représentants de la filière bois lors de sa visite au lycée Claude-Bernard de Villefranche-sur-Saône ©Région Auvergne-Rhône-Alpes

En visite le 8 novembre au lycée Claude-Bernard de Villefranche-sur-Saône aux côtés de Fibois69 et de nombreux professionnels du secteur, Béatrice Berthoux, Vice-présidente de la Région Auvergne-Rhône-Alpes déléguée aux Lycées a expliqué la démarche de la Région en faveur de la filière bois lors d’une journée organisée par la filière. L’occasion pour elle de rappeler que la collectivité aide à la mobilisation et au tri des bois, soutient l’innovation dans les entreprises, subventionne l’utilisation du bois local dans la construction et utilise du bois dans la réhabilitation de ses lycées.

La Région Auvergne Rhône Alpes est la 1ère région française en volume de bois disponible dans les forêts avec deux grands massifs que sont le Massif Central et les Alpes. Elle est également la deuxième région pour la récolte de bois de construction, ce qui représente 60 000 emplois dans la région, de la plantation à la construction. Le département du Rhône quant à lui représente 8 % de la récolte régionale dont une partie provient du Beaujolais sur la frange Nord-Est du Massif Central.

Soutiens à l’industrie régionale du bois

La politique de la Région en ce qui concerne le bois et la forêt est conduite par Philippe Meunier, Vice-président délégué à la Forêt et au Bois. Elle vise à contribuer au développement de la filière bois sur le territoire et aider les entreprises à se structurer pour répondre aux besoins de la construction. Cela passe notamment par un soutien des investissements des usines de première transformation via l’appel à projets Feader et des usines de seconde transformation via un dispositif spécifique de subvention.

Parallèlement, en tant que donneur d’ordre, la Région soutient la filière par la commande publique et peut exiger une structure bois pour la construction des futurs lycées, avec une traçabilité du bois, du type certification Bois des Alpes ou Bois des Territoires du Massif Central. « Nous avons décidé de réaliser l’ensemble des constructions neuves des lycées suivant un référentiel de spécifications techniques dans lequel la structure bois est imposée, a déclaré Béatrice Berthoux ; c’est ainsi que sont réalisées les opérations comme la construction de l’internat du lycée Philibert Delorme à l’Isle-d’Abeau, ou les extensions des lycées Henri-Sainte-Claire Deville à Issoire, du lycée Ambroise Brugière à Clermont-Ferrand et la création du pôle scientifique du lycée du Forez à Feurs ».

Marchés globaux de performance

Les avantages de la construction bois sont nombreux en termes d’isolation et de confort pour les futurs usagers. C’est aussi un moyen de construire plus vite: la Région a en effet choisi de recourir aux marchés globaux de performance pour les constructions ou extensions de lycées afin de réduire les délais de réalisation et d’atteindre des objectifs réels de performance.

Le marché global de performance permet de fixer des objectifs quantifiés de performance et de qualité de service en associant toutes les phases d’un projet (conception, réalisation, exploitation et maintenance) au sein d’un même groupement. Ainsi l’ensemble des partenaires liés à l’acte de construire est responsable de l’offre globale proposée en groupement. Pour la Collectivité, cela permet de réduire notablement les délais de l’opération (de l’ordre de 18 mois) et de maîtriser le budget global. En ce qui concerne les techniques et les matériaux, le cahier des charges a été revu afin de renforcer les exigences de performance environnementale (niveau E3C1 a minima de la future règlementation environnementale en expérimentation), afin de favoriser la construction bois ainsi que la préfabrication d’éléments structurants en usine. Ces exigences permettent, là encore, de réduire les délais de chantier et d’inciter les entreprises de la construction à innover pour des modes constructifs plus propres, générant moins de nuisances et d’aléas en phase chantier.

Sur ces bases, plusieurs nouveaux lycées sont d’ores et déjà programmés, dont deux pour lesquels les travaux débuteront en 2020 :

➢ Le nouveau lycée de Clermont-Ferrand : démarrage des travaux prévue début 2020, livraison prévue début 2022 ;

➢ Le futur lycée de Meyzieu : démarrage des travaux en avril 2020, pour une livraison prévue en septembre 2022 pour les élèves de seconde.

➢ L’extension du lycée de la Plaine de l’Ain à Ambérieu-en-Bugey : démarrage des travaux mi 2021 et livraison prévue été 2022 ;

➢ Les futurs lycées de Meximieux, (objectif rentrée 2023 – élèves de seconde) de Bons en Chablais (objectif rentrée 2024) et du Pays de Gex (objectif rentrée 2029) doivent aussi être mis en œuvre suivant cette stratégie.

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