Les mares d’altitude dont France Nature Environnement poursuit l’inventaire pour tous les massifs montagneux de France, sont des milieux fragiles, eux-mêmes soumis aux pressions humaines et au changement climatique.
Les mares d’altitude, précise Adriaa Rademaker, en charge du projet à FNE Haue Savoie, ne sont pas définies par un critère d’altitude. Elles se trouvent à la limite maximale de croissance des arbres dans des paysages très ouverts. Pour leur superficie, elle ne dépasse par 5 000 mètres carrés, avec une profondeur maximale de 3 mètres, qui permet à la lumière d’arriver dans les points. Pour l’eau elle-même elle doit être stagnante, et si une alimentation en eau, apporte cette dernière, l’eau ne doit pas avoir de sortie pour éviter des courants et permettre certaines conditions de température.
Pour la flore, les mares abritent des espèces qui aiment l’eau. Pour la faune: des amphibiens, des batraciens ( crapaud sonneur à ventre jaune, etc.) sans oublier des odonates, comme les libellules.
Les mares d’altitude comme toutes les zones humides sont fragiles. Certaines, créées par l’homme pour ses usages ( eau pour les troupeaux, etc.) ont disparu ne répondant plus à ces besoins.D’autres ont été menacées ou effacées par des aménagement.
Mais les mares situées dans des Réserves, des Parcs Nationaux, bénéficient d’un statut qui les protège assez efficacement.



