Après autorisation de l’ASNR, les réacteurs 4 et 5 de Bugey peuvent maintenir leur puissance malgré la canicule.
La réglementation prévoit que Réseau de Transport d’Electricité, en charge de l’équilibre du réseau électrique national puisse demander dans des conditions climatiques exceptionnelles à EDF, exploitant des centrales nucléaires de maintenir un niveau de production entrainant un niveau de rejets thermiques dans les eaux des fleuves ou de la mer. EDF doit à son tour demander une dérogation à l’Autorité de Sûreté Nucléaire et de Radioprotection ( ASNR)
Après examen des enjeux liés à la protection de l’environnement , en l’occurrence des milieux aquatiques, , l’ASNR considère que la demande d’EDF est acceptable au regard du retour d’expérience de la surveillance de l’environnement réalisée lors d’épisodes caniculaires antérieurs, notamment lors de l’été 2022, ainsi que du suivi de long terme des écosystèmes concernés.
En application du II de l’article R. 593-40[1] du code de l’environnement, l’ASNR a adopté le 10 juillet 2026 une décision prescrivant les mesures spécifiques de surveillance renforcée de l’écosystème aquatique, en particulier de la vie piscicole, et modifiant temporairement les limites des rejets thermiques des réacteurs 4 et 5 de la centrale du Bugey pendant l’épisode de canicule. L’ASNR prescrit en particulier que l’échauffement entre l’amont et l’aval de la centrale nucléaire doit rester inférieur à 1 °C. Cette décision est applicable jusqu’au 20 juillet 2026. L’usage de ces dispositions est limité au strict nécessaire pour pouvoir respecter le niveau de puissance requis par RTE pour la sécurité du réseau électrique.
