Après les Alpes et les Pyrénées, France Nature Environnement étend l’inventaire citoyen des mares d’altitude du projet CIMaE (Climatic Impact on Mountain Aquatic Ecosystems) au Jura, aux Vosges, au Massif Central, et à la Corse.
le projet CIMaE (Climatic Impact on Mountain Aquatic Ecosystems)Le projet CIMaE (Climatic Impact on Mountain Aquatic Ecosystems ) entame une nouvelle phase. France Nature Environnement Haute-Savoie appelle les passionné·es
de montagne à recenser l’ensemble des mares d’altitude, ces écosystèmes si importants pour la
préservation de la biodiversité.
L’année 2025 a été décisive pour le projet CIMaE. La mobilisation de plus de 150
personnesa permis d’inventorier près de 500 zones humides d’altitude dans les Alpes et les Pyrénées.
Cet important travail de terrain a mis en lumière des milieux parfois absents des bases de données. Il a aussi alimenté une thèse de doctorat portant sur l’impact du changement climatique sur les communautés d’espèces des mares d’altitude.
L’objectif pour 2026 est d’étendre l’inventaire à l’ensemble des massifs montagneux. Au cœur des pelouses alpines, au creux des verrous rocheux ou dans le sillage du retrait des glaciers, les mares d’altitude sont encore largement méconnues. Après s’être concentré sur les Alpes et les Pyrénées, le projet CIMaE passe à l’échelle supérieure : l’objectif est désormais de couvrir l’ensemble des massifs montagneux. En effet, une grande partie de ces milieux n’est répertoriée sur aucune carte, ce qui constitue un angle mort pour la connaissance scientifique et
l’étude des espèces qui y vivent.
L’enjeu prioritaire est de localiser ces points d’eau fragiles, pérennes ou temporaires pour construire une base de données exhaustive. Cette cartographie globale est indispensable pour comprendre comment ces écosystèmes s’adaptent face à des étés de plus en plus chauds et secs. En effet, leur capacité à se maintenir en eau a un impact direct et concret sur la survie de plusieurs espèces, telles que les libellules et les amphibiens.
Changer de regard : de la « flaque » au berceau de vie
» Au-delà de l’inventaire scientifique, le protocole CIMaE vise à interroger notre perception de la
montagne. Là où le public ne voit parfois qu’un paysage minéral ou de simples « flaques de
sédiments », le projet invite à découvrir des refuges biologiques essentiels. L’enjeu est de
transformer ces espaces en un commun environnemental : un patrimoine naturel que les usager·ères
de la montagne (alpinistes, guides, randonneur·euses) apprennent à observer, à nommer et, in fine, à
protéger. »
Comment participer ?
Pas besoin d’être un·e naturaliste expert·e. Lors de leurs sorties, les pratiquant·es de montagne sont
invité·es à :
1. Localiser une mare (photo et coordonnée GPS).
2. Signaler sa présence via le formulaire CIMaE.
3. Observer s’il y a de l’eau ou non dans la mare.
Ces données permettront aux chercheur·ses de mieux comprendre comment le réchauffement
climatique impacte les espèces qui vivent dans les zones humides de montagne, afin d’émettre in
fine des recommandations de moyens de gestion à mettre en oeuvre pour protéger ces espèces.
À propos de CIMaE
Le projet CIMaE est porté par FNE Haute-Savoie. Il mêle recherche scientifique et mobilisation
citoyenne pour étudier l’impact du changement climatique sur les mares d’altitude. Pour plus
d’informations sur le projet, visitez ce lien.
Contacts :
Adriaan Rademaker, Chargé d’animation réseau CIMaE – FNE Haute-Savoie
cimae@fne-aura.org
Marie Lamouille Hébert, Responsable du projet CIMaE – FNE Haute-Savoie
marie.hebert@fne-aura.org



