L’Autorité de Sûreté Nucléaire et de Radioprotection signale un incident survenu aux Hospices civils de Lyon, la Contamination externe d’un travailleur conduisant au dépassement d’une limite annuelle réglementaire d’exposition professionnelle. L’ASNR annonce qu’elle inspectera la mise en place des actions correctives par l’établissement.
Le 13 mai 2026, le Groupement Hospitalier Est des Hospices Civils de Lyon , sur le territoire de la commune de Bron a déclaré à l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection (ASNR) la contamination survenue le 11 mai 2026, d’un travailleur du service de médecine nucléaire lors de la manipulation d’un médicament radio-pharmaceutique marqué au lutétium-177 utilisé en radiothérapie interne vectorisée.
Dernier élément des lanthanides, métal de gris argenté, le lutécium fait partie des terres rares. Dans cette série, c’est l’élément chimique avec la plus grande densité et la plus grande .
Lors du transfert du porte-flacon plombé contenant le flacon de lutétium-177 dans l’enceinte radio-protégée, une rupture accidentelle du conditionnement a entrainé la dispersion du produit, dont une goutte a été reçue par le travailleur. La prise en charge et la décontamination de la victime et des locaux ont été immédiatement mises en œuvre avec l’intervention du radio-pharmacien et de la personne compétente en radioprotection pour assurer la gestion de l’incident.
L’évaluation dosimétrique réalisée par l’établissement a conclu à un dépassement de la limite réglementaire de dose équivalente à la peau, sur une surface très focalisée. Les dispositions applicables ont été mises en œuvre, ave adaptation immédiate du poste de travail du salarié. L’information a été transmise au médecin du travail conformément aux exigences réglementaires.
Compte tenu du dépassement, en une fois, d’une valeur limite d’exposition professionnelle, l’ASNR classe cet événement au niveau 2 de l’échelle INES (échelle internationale des événements nucléaires et radiologiques, graduée de 0 à 7 par ordre croissant de gravité).
L’établissement a réalisé une analyse structurée de l’incident et défini des actions correctives et préventives : modalités de manipulation des flacons de radionucléides, adéquation de la tenue de travail, disponibilité des équipements de protection individuelle, préparation technique et humaine à la gestion des contaminations incidentelles de personnes ou de locaux. L’ASNR mènera une inspection dans le service de médecine nucléaire pour s’assurer de la mise en place effective des actions correctives.

