Après avoir constaté lui-même une pollution liée à la présence de fibres et de bandelettes de polypropylène en maints endroits de la commune de Saint-Sorlin-d’Arves en Haute-Maurienne, le député LFI François Coulomme annonce avoir transmis » un signalement au Procureur de la République comme l’y oblige le Code de Procédure Pénale » en cas de constatation d’un délit.
François Coulomme explique aussi prendre acte des informations de la presse ICI Pays de Savoie, France 3 Alpes et Le Dauphiné Libéré confirmant la pollution massive et révélant l’origine de la
pollution et la provenance de ces déchets.
Selon le député, le Maire de Saint-Sorlin-d’Arves, aussi propriétaire et exploitant de la plateforme de concassage de Saint-Julien-Montdenis à l’origine des déchets « affirme que les fibres de plastique proviennent de bétons issus de différents chantiers, y compris du chantier du Lyon-Turin. »
Pour le député, » il s’agit d’une atteinte grave à l’environnement causée par du polypropylène, une
matière plastique dont la désagrégation prend des centaines d’années et produit des
milliards de microparticules (microplastiques et nanoplastiques) qui polluent
durablement les sols, les rivières et les océans. »
François Coulomme , explique avoir aussi constaté que vents violents et orages ont entraîné la dispersion des
fibres plastiques dans le torrent de l’Arvan, avant d’être disséminées dans les rivières et fleuves en aval puis dans la mer Méditerranée. Pour lui, cette pollution majeure » s’est manifestement effectuée en complète méconnaissance de la réglementation sur les déchets, du code de l’environnement et des principes
fondamentaux de la République énoncés aux article 2, 3 et 4 de la Charte de l’environnement. »
François Coulomme a demandé à la Préfète de Savoie et aux services de l’État » de se saisir de toute
urgence de ce dossier en prenant les mesures nécessaires afin de débarrasser les sols et la rivière de la commune des fibres de polypropylène et d’éviter de nouveaux entraînements des déchets plastiques dans les cours d’eau.
» La lutte contre la pollution et l’impunité des pollueurs est une nécessité démocratique
et un devoir écologique. La montagne ne peut devenir un dépotoir où l’on déverse les déchets domestiques
ou industriels. »

